ASSIF – Reconstruire les vies derrière les blessures invisibles
Créé en mars 2024 au sein du Tel Aviv Sourasky Medical Center (Ichilov), le centre ASSIF est né de l’urgence liée au 7 octobre. Son nom, ASSIF (אסיף : » moisson » en hébreu), symbolise cette volonté de recueillir et de réparer les vies brisées et les familles fragilisées. Le Keren Hayessod collecte pour ce programme de pointe.
Face à l’onde de choc psychologique provoquée par la guerre, qui a touché près d’un tiers de la population israélienne, le centre s’est imposé comme une structure nationale de référence pour le soin, la recherche et la formation dans le domaine du post-trauma.
Une approche intégrée et novatrice.
ASSIF réunit psychiatres, psychologues, chercheurs et travailleurs sociaux autour d’un objectif : traiter les traumatismes visibles et invisibles, à toutes les étapes du parcours de soin. Son approche est à la fois médicale, scientifique et humaine, combinant les thérapies cognitives et comportementales, la stimulation bilatérale (EMDR), le neuro-feedback, et des outils de réalité virtuelle qui permettent aux patients de revisiter un souvenir douloureux dans un environnement sécurisé.
Ces technologies, déjà utilisées dans certains hôpitaux militaires, sont ici déployées à grande échelle pour aider civils, soldats, familles d’otages et équipes de secours à retrouver confiance et stabilité émotionnelle.
Former, soigner, reconstruire
L’unité dispose également d’un centre de formation destiné aux thérapeutes du pays, qui diffuse des protocoles de soins et des modules numériques en ligne. Cette dimension de transmission permet d’essaimer l’expertise du centre jusque dans les zones périphériques du Nord et du Sud, où les besoins sont considérables.
Chaque patient suivi à ASSIF bénéficie d’un accompagnement personnalisé, de l’urgence jusqu’à la réinsertion dans la vie quotidienne — qu’il s’agisse de retourner travailler, reprendre ses études ou simplement dormir à nouveau paisiblement.
Pourquoi le Keren Hayessod s’engage ?
Le centre a développé des partenariats avec les principales instances, comme le département de rééducation, la division des soldats démobilisés, le département des familles endeuillées, toutes les caisses d’assurance maladie. Le Keren Hayessod vient compléter les aides. En soutenant ASSIF, le Keren Hayessod permet au centre de se développer,
d’accueillir plus de patients, d’ouvrir de nouvelles salles de thérapie, de financer des postes de soignants spécialisés et de développer des modules numériques destinés à la formation des futurs thérapeutes.
Les besoins sont énormes. Les psychothérapies coûtent en moyenne 100 euros par séance. Le centre a également besoin de matériel spécialisé pour pouvoir étendre son unité de neurofeedback aux patients civils. Il souhaite notamment acquérir un appareil d’électroencéphalogramme EEG) et des casques EEG, pour un montant total d’environ 40000€.
Ce partenariat est essentiel : au-delà de la médecine, il s’agit de soutenir la résilience d’—un peuple et de redonner à Israël sa force la plus intime : la foi en la vie.