Message de Rachel Khan, écrivain et marraine du Keren Hayessod :

À vous qui ne détournez pas le regard,
Je rentre d’Israël.
Et comment vous dire… Il n’y a pas de mot assez juste.
Ce sont des corps meurtris, des blessures inhumaines.
Mais aussi une blessure intérieure, silencieuse — que nous connaissons bien.
Elle traverse les familles, les villes, les silences.
Elle habite les enfants, les survivants, les parents sans sommeil.
Elle demeure dans le regard des soldats revenus, ou dans celui de ceux qui attendent
encore. Ces jeunes, heurtés, qui affichent malgré tout un sourire — par dignité.

À cette souffrance s’est ajoutée, récemment, une nouvelle angoisse.
L’attaque iranienne. De nouvelles victimes. Et une inquiétude qui ne cesse de grandir.
Et pourtant, au cœur de ce tumulte, j’ai vu quelque chose de tenace. D’essentiel.
De miraculeux : le travail mené par le Keren Hayessod. Grâce à vous.

Il y a, bien sûr, les aides concrètes : les relogements, les fonds d’urgence.
Mais ce qui m’a saisie, ce qui m’a bouleversée, ce sont les gestes qui soignent les âmes.
Les programmes d’accompagnement psychologique, pensés pour les enfants blessés,
pour les adolescents qui ne dorment plus, pour les adultes aux regards voilés, pour les
réservistes qui reviennent, marqués par des cicatrices — visibles mais aussi invisibles.
Autour d’eux : des présences patientes, attentives. Des éducateurs, des thérapeutes
et même des animaux. Une chaîne tendue vers un souffle nouveau, une renaissance,
une promesse de lendemain.

À l’approche des fêtes de Tichri, où l’on ne triche pas (!), je vous écris pour vous dire que
tout cela — cette force douce, cette reconstruction au jour le jour — n’existerait pas sans
vous. Je l’ai vue.

En Israël, aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de survivre. Il s’agit de se relever.
Physiquement, symboliquement.
Face au regard d’un monde bien triste.
Nous devons épauler encore ceux qui reconstruisent.
Ceux qui réparent. Ceux qui tiennent debout.
Nous les portons. Certes. Mais, ils se relèvent aussi pour nous. Et pour être honnête,
nous le savons.

Votre don n’est pas seulement «une main tendue».
C’est une part de lumière, sur un chemin fragile mais précis.
Ce chemin qui précisément nous oblige.

Am Israël Haï.
Je vous souhaite avec l’ensemble de l’équipe du Keren Hayessod, Chana Tova Oumetouka, une bonne et douce année.

 

Soutenez le peuple d’Israël !

 

Message de Judith Oks et Dan Serfaty, co-présidents du Keren Hayessod France

La nouvelle année commence et dans un contexte morose, une bonne nouvelle vient éclairer notre horizon : Rachel Khan a accepté de devenir la marraine du Keren Hayessod. Femme de conviction et de cœur, elle prêtera désormais sa voix pour soutenir l’action du Keren Hayessod et renforcer Israël aujourd’hui attaqué et diffamé de toutes parts.

À ses côtés, Philippe Lellouche, notre parrain, renouvelle son soutien sans réserve. Dans un milieu artistique souvent hostile, il choisit de rester fidèle à ses convictions et de nous accompagner à nouveau.
Ces deux personnalités s’engagent pleinement. À une époque où le mot sioniste est souvent diabolisé, ils prennent position, avec courage et intégrité. Car ils savent. Ils ont vu de leurs propres yeux le travail essentiel mené par le Keren Hayessod en Israël, et ont compris combien chaque geste, chaque contribution, a du sens.

En cette veille de Rosh Hashana, nous nous tournons à nouveau vers vous. Parce qu’en dépit des épreuves, les Israéliens poursuivent leur vie avec dignité. Et parce que, plus
que jamais, ils ont besoin de notre soutien.

Chana Tova !
Que notre unité et notre solidarité restent, encore et toujours, notre plus grande force.

Soutenez le peuple d’Israël !